repères, Il y a des valeurs........

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FORMATION DU GOUVERNEMENT/Tertius Zongo fait son premier show

FORMATION DU GOUVERNEMENT

 

Tertius Zongo fait son premier show

 

Le nouveau premier ministre Tertius Zongo après la composition de son gouvernement le 10 juin dernier était face à la presse le 12 juin. A l’ordre du jour donner des réponses aux objectifs et à l’architecture du gouvernement, à la recomposition de certains ministères et à ses nouveaux déboires avec la presse etc. Le premier ministre nous a-t-il convaincus serons-nous tentés de nous demander ? Ce qui est au moins sur il n’a pas surpris plus d’un dans ce qu’on lui connaît «  la belle parole ». Cette dernière était empreinte de ferveur religieuse. Par moment, l’évangéliste Zongo devrait se tromper de lieu de culte. Aussi a-t-il donné l’impression que le « Christ »est revenu au Burkina. Donc le Faso sera sauvé !

 

Nos confrères présents à la conférence de presse sont à féliciter pour leur impertinence dans les questions qui ont été posées au premier ministre. Cependant, il en a profité pour faire son show médiatique. Beaucoup de choses ont été dites dont nous prenons note. En effet, il a martelé plusieurs fois que son gouvernement est venu pour réaliser des résultats et les promesses faites par le président Compaoré en novembre 2005. Tant mieux la majorité des Burkinabè les attendent depuis le 15 octobre 1987. Là où nous nous entendrons pas c’est au bilan. Ils sont les seuls à faire leur évaluation et à nous imposer leurs chiffres. Cependant, nous convenons avec monsieur Zongo qu’il faut du concret, surtout pour le Burkina d’en bas.

 

Le gouvernement d’objectifs et de résultats

Le premier ministre a donné une explication dans sa démarche pour la constitution de son gouvernement. En effet, il dit avoir pu mettre des noms à des postes ministériels qu’après avoir défini des objectifs pour la réalisation du programme du président Blaise Compaoré. Aussi a-t-il justifié la recomposition de certains ministères dans le même souci et pour plus d’efficacité. Depuis quelques années ces changements mettent les Burkinabè dans le doute quant à la finalité des ministères proposés. Nous ne comprenons plus pourquoi l’ancien premier ministre avait découpé certains ministères. Le retour aux anciennes dénominations confirme qu’il y a un tâtonnement dans la définition des attributions des ministères. Depuis deux décennies, nous avons pu constater toutes les dénominations possibles. Le gouvernement Yonli nous avait convaincu que la création d’un ministère de l’économie et du développement répondait à un impératif. Parmi ses missions, on notait la mise en oeuvre de l’étude prospective Burkina 2025 et du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP). Est-ce le ministère de l’analyse et de la prospection qui s’en chargera maintenant? Nous constatons par la même occasion que le ministre Seydou Bouda qui s’occupait de ces aspects s’est vu attribuer le ministère de la fonction publique laissé par Lassané Sawadogo. Monsieur Bouda, plusieurs fois premier ministrable, dont certaines informations le désignent comme étant l’architecte du programme du président Compaoré est devenu le gestionnaire des ressources humaines de l’Etat.

Autre changement de poste est celui de Sékou Ba que l’on avait amené de l’Office national du commerce extérieur (ONAC) pour le ministère de l’Habitat et l’Urbanisme en janvier 2007 a remplacé Tiémoko Konaté aux ressources animales. Pourtant monsieur Konaté qu’on disait technocrate et homme de terrain parce qu’il dirigeait un projet dans l’Est du pays. Comme si la coïncidence veut qu’il y ait un peulh enfin à ce poste. Pour quel objectif ? Va-t-il faire de l’élévage-business comme l’on avait amené Bonoudaba Dabiré pour l’agri-business. Que dire du semblant de super ministère de la communication, de la culture et tourisme donné à Monsieur Fillippe Sawadogo venu de l’Hexagone. Quels que soient les objectifs recherchés à travers ce nouveau ministère, nous pensons sa dénomination s’est dégagée à partir de la personnalité de son nouveau occupant.

L’omniprésence de Salif Diallo qui la plus grande longévité ministérielle et de Alain Yoda adjoint au palmarès montre pour eux les critères de sélection comptent peu. Leur rôle politique est toujours le dernier critère.

L’innovation c’est d’avoir porter un flic aux affaires étrangères parce qu’il fallait récompenser Djibril Bassolet pour avoir été aux côtés du président Compaoré dans la réussite de ces médiations. Cela n’effacera pas non plus les échecs au niveau de la sécurité. Aussi peut-on comprendre cette disponibilité à comprendre les opposants des autres pays et la méchanceté à réprimer durement ceux de son pays. 

Bref, les postes ministériels distribués répondent plus à la volonté du Président du Faso et de ses proches qu’au propre choix du premier ministre. Ce qui est plus important est que ces 34 ministres se mettent au travail maintenant. Le premier ministre s’est lui-même donné une échéance 2010 qui correspond à la fin du quinquennat de Blaise Compaoré.

 

Personne ne prend Tertius Zongo pour un con

Le premier ministre n’a pas accueilli avec fair-play les informations diffusées par notre confrère L’Evénement sur une somme de 800 millions de FCFA qui aurait voulu faire sortir du pays dans les années 2000. Il est sorti de ses gonds pour dire qu’on le prenait pour « un con, un vulgaire colporteur » et qu’on insultait son intelligence. Nous pensons que le premier ministre se plaint non seulement parce que l’histoire n’a jamais existé mais aussi du moment choisi pour parler de lui. Il ne sert pas de monter très tôt au créneau pensant dissuader l’organe en question. Pourquoi il n’a pas été dit les choses sur Youssouf Ouédraogo, Kadré Désiré Ouédraogo et Ernest Paramanga Yonli. Qu’il s’en souvienne de ce qu’on avait dit aussi sur Roch Marc Christian Kaboré.

Autant il reconnaît qu’il y a une perception de la corruption au Burkina, autant les Burkinabè qui le connaissaient ont la même perception qu’il est corrompu et qu’il n’est pas propre. Aussi le Burkina reste-t-il un pays de savane il ne suffit pas de faire un tour aux Etats-Unis pour se faire une virginité. Le premier ministre sait très bien que les valeurs morales dont il fait cas souvent cas ne sont pas des critères pour accéder aux grands postes de responsabilité. Des hommes honnêtes et propres peuvent être choisis rarement au début mais ses valeurs ne résistent pas difficilement au contact du pouvoir. Tertius Zongo n’est pas à ses débuts surtout quand on est passé par les Tribunaux populaires de la révolution il y a plus d’une vingtaine d’années. Il y a eu peu de cons et de vulgaires colporteurs qui sont passés par là.

Nabi Youssfou



11/01/2008
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