repères, Il y a des valeurs........

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Courrier des citoyens

Courrier des citoyens

 

Nous vous proposons une page qui donne des appréciations des citoyens sur des questions qui les touchent directement ou indirectement. Nous espérons que cette rubrique comblera vos attentes. Il peut s’agir des décisions du Conseil des ministres, des dysfonctionnements dans les administrations publiques et privées.

Pour ce premier essai, nous avons reçu des commentaires sur le Code   électoral à modifier, l’envoi de 500 soldats en Côte d’Ivoire, la gestion du carburant de l’Etat,  le séjour du capitaine Moussa Dadis Camara, etc.

Le Conseil des ministres en sa séance du 6 janvier dernier a examiné et adopté un projet de loi portant modification du Code électoral. Cette modification a trait notamment aux pièces requises pour l’inscription sur les listes électorales et le vote des Burkinabè de l’étranger.

Concernant l’inscription sur les listes électorales, les documents exigés sont la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB), le passeport et la carte militaire.

Cependant à titre transitoire, l’extrait d’acte de naissance, le jugement supplétif ou déclaratif sont autorisés pour les inscriptions sur la liste électorale du scrutin présidentiel de 2010. Le vote des Burkinabè de l’étranger lors des scrutins référendaires et présidentiels institué par la loi n°019-2009/AN du 07 mai 2009 portant modification de la loi n°014-2007/AN du 03 juillet 2001 portant Code électoral fait face à des difficultés pratiques. Au terme du présent projet de loi modificatif, le vote des Burkinabè de l’étranger interviendra en janvier 2015.

D’aucuns pensent que le gel du vote des Burkinabè est une reculade ou une dérobade du gouvernement. Sans une étude préalable de la faisabilité du vote des Burkinabè de l’étranger, le gouvernement s’est lancé dans une aventure dont il ne maîtrisait pas les contours et les détours. Le gouvernement aurait pu se concentrer sur les pays limitrophes du Burkina pour une première expérience. Néanmoins, d’autres citoyens estiment que le gel est une décision sage si l’objectif est de lever les obstacles qui ont empêché la mise en œuvre de la loi.

Concernant le projet de loi modificatif des pièces devant servir à l’inscription sur les listes électorales. Le gouvernement a l’intention de limiter les pièces à la Carte nationale d’identité burkinabè, au passeport et à la carte militaire. Par conséquent, des Citoyens apprécient à sa juste valeur cette volonté de lutter contre la fraude mais constatent que la période transitoire que le gouvernement propose pour l’élection présidentielle de 2010 annihile ses efforts à tendre vers une transparence électorale. Du moment où il fait l’effort de donner à chaque burkinabè une CNIB, il n’avait plus besoin de mesure transitoire. Pour eux, le gouvernement traîne les pieds dans ce domaine depuis 19 ans pendant que les pays voisins sont à la carte biométrique. Les arguments du genre : « les partenaires financiers n’aident pas le processus électoral des pays qui ne sont pas en crise pour justifier la carte biométrique au Togo et en Côte d’Ivoire » ne sont pas du tout convaincants. La volonté politique fait toujours défaut pour tendre vers des élections sincèrement transparentes et équitables. Néanmoins, d’aucuns pensent que  le gouvernement doit faire mieux parce qu’il est gênant de donner des leçons ailleurs sans l’appliquer chez soi. Par la même occasion, les autres acteurs de la scène politique sont fustigés parce qu’ils ne revendiquent pas assez des meilleures conditions de transparence électorale.

 

Le Conseil des ministres a examiné et adopté un projet de loi portant autorisation d’envoi d’un contingent militaire burkinabè en République de Côte d’Ivoire en réponse à la demande conjointe formulée par les autorités ivoiriennes et le facilitateur, ceci dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord politique de Ouagadougou. Le contingent militaire d’au moins cinq cent (500) hommes sera sous mandat des Nations-Unies en Côte d’Ivoire et participera aux côtés des forces onusiennes aux opérations de sécurisation du processus électoral.

Les citoyens burkinabè observent que c’est la première fois que des soldats burkinabè rejoindront les troupes de l’ONUCI. Ils font remarquer qu’il y a deux ans une polémique s’était emparée de l’opinion quand le gouvernement avait décidé de l’envoi de 50 soldats pour assurer la sécurité du Premier ministre ivoirien Guillaume Soro après l’attentat contre son avion à Bouaké. En dernier ressort, l’Assemblée nationale avait demandé au gouvernement de revoir sa copie. Le gouvernement avait effectivement mis sous boisseaux cette décision. L’une des rares fois où le gouvernement a écouté les désapprobations des citoyens.

Depuis ce temps, l’Accord Politique de Ouagadougou fait bon an mal an son bonhomme de chemin. L’envoi du contingent pour la sécurisation du processus électoral en Côte d’Ivoire se fait dans un contexte où les acteurs ivoiriens sont encore à couteaux tirés sur la fiabilité de la liste électorale. Aussi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a-t-il annulé une visite qu’il devait effectuer en Côte d’Ivoire.

Bon nombre de citoyens disent mesurer l’importance de la contribution des 500 soldats au retour de la paix en Côte d’Ivoire et exige du gouvernement une gestion transparente et juste du désintéressement de ces soldats. Ces dernières années, il y a eu trop de bruit dans les casernes concernant les rémunérations des soldats en fin de mission.

Le Conseil des ministres en sa séance du 13 janvier dernier a analysé les résultats de dépouillement de l’appel d’offres pour l’acquisition de carburant et de lubrifiant pour le compte de l’Administration. Les Burkinabè constatent que ce sont des milliards qui sont engloutis pour ce volet. Tout en constatant que le gouvernement a fait des efforts pour une gestion rationnelle du carburant, bon nombre de Burkinabè pensent qu’il y a toujours une tendance à l’achat des grosses cylindrées qui ne sont pas moins consommatrices de carburant. Il suffit de faire un tour à un CASEM du ministère de la santé pour se rendre compte d’un investissement réel dans ce type de véhicules. D’aucuns trouvent paradoxal l’achat de tels engins qui tranche avec le manque d’ambulances dans certains hôpitaux.   

Beaucoup de citoyens ont donné leur point de vue sur la présence sur le sol burkinabè du Président guinéen Moussa Dadis Camara pour une convalescence. Ils ont  pris note du communiqué laconique du ministre des Affaires Etrangères les informant de la présence de cet hôte presqu’indésirable partout. Ils constatent aussi que les protagonistes guinéens ont signé un accord de sortie de crise dans la capitale burkinabè qui se résume comme suit : une transition de six mois, la nomination d’un Premier ministre issu de l’opposition, etc. Le facilitateur Blaise Compaoré a nommé le Général de division Ali Traoré comme son représentant en Guinée-Conakry. Depuis le massacre du 28 septembre dernier, les événements se sont précipités en Guinée et semblent être l’élément déclencheur d’une sortie de crise avec l’attentat contre le capitaine Dadis Camara. D’aucuns se demandent si l’adage « A quelque chose malheur est bon » ne se confirme pas en Guinée ?



25/01/2010
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