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Situation de la Nation /Tertius Zongo croit sortir de la tempête

  Situation de la Nation  

Tertius Zongo croit sortir de la tempête

 

Le premier ministre Tertius Zongo était le 27 mars dernier devant l’Assemblée nationale pour son premier discours sur l’Etat de la Nation. Pendant plus d’une heure, Monsieur Tertius Zongo a tenu un discours qui tranche avec ceux connus avec son prédécesseur Paramanga Ernest Yonli.

 

Signe des temps ou actualité oblige ou caractère de l’homme, le Premier ministre a exposé sur la situation de la nation avec « la modestie et l’humilité » selon certains députés.

 

Le style Tertius Zongo

Le Premier ministre a d’entrée de jeu, planté son décor : « Les difficiles circonstances sociales de cette communication gouvernementale et de votre session n’auront échappé à personne. Nous nous retrouvons aujourd’hui à un moment où les préoccupations des Burkinabè sont focalisées sur les conséquences de la difficile campagne 2007-2008, la hausse brutale des prix des produits de grande consommation, les conséquences économiques du renchérissement continu des cours mondiaux du pétrole sur les ménages et les entreprises, et la menace de la méningite sur la santé de nos populations ».

Malgré ces « difficultés, événements douloureux, écueils », Monsieur Zongo pense que : « L’Etat de la nation burkinabè est à l’image de l’esprit volontariste et de l’acharnement au travail de notre grand peuple, c’est-à-dire solide, inébranlable dans la tempête ! Cette proclamation n’est pas une simple profession de foi. Elle n’est pas non plus un refus naïf de regarder la réalité en face. Au contraire, elle est fondée sur l’observation empirique minutieuse de nos potentialités, et ancrée sur la longue et riche histoire de ce pays dont nous sommes tous fiers. Cette proclamation réaliste est également justifiée par l’engagement résolu du gouvernement à faire face aux problèmes auxquels la nation est confrontée, et de prendre toutes les mesures visant à les résoudre. Elle est justifiée aussi par la confiance que nous faisons aux députés de l’Assemblée nationale pour prendre leur part de responsabilité pour construire la paix sociale et améliorer le bien-être des citoyens ».

 

Les questions sociales et économiques

Le Premier ministre a abordé la question de l’urgence de la sécurité alimentaire sous l’angle de la  vaste opération d’approvisionnement de zones déficitaires en céréales à des prix sociaux engagée depuis novembre 2007 par son gouvernement. En effet, cette campagne vise à combler le déficit alimentaire constaté dans une quinzaine de provinces à travers le pays.

Quant à l’épidémie de la méningite malheureusement récurrente dans notre pays selon le Premier ministre, il a déploré le tragique bilan qui est de 519 décès sur 5046 cas suspects de méningite au 16 mars 2008. Ce sont onze districts sanitaires dans sept régions qui ont franchi le seuil épidémique de 10 cas pour 100 000 habitants en une semaine. Selon le Premier ministre, des analyses de laboratoire ont montré que le méningocoque du serogroupe A est responsable de l’épidémie dans tous les districts.

Abordant les questions économiques et leurs conséquences, en toute logique, le Premier ministre a parlé du contexte international dans lequel baigne l’économie nationale : «  En 2007, l’économie burkinabè a accusé le choc externe des augmentations successives et disproportionnées du prix du pétrole et de la baisse drastique des cours des matières premières notamment celles du pris du coton, baisse accentuée par une dépréciation continue du dollar par rapport à l’euro. Au plan interne, elle a été mise à l’épreuve de conditions agro climatiques défavorables. Toutes choses qui ont contribué à freiner la croissance ». De ces conséquences économiques vont découler les questions de l’heure, la vie chère : « Le gouvernement ne fait pas d’illusions sur la gravité de la détérioration des conditions de vie de certaines couches de la population. Notre pays a enregistré ces derniers temps une poussée disproportionnée des prix des produits de grande consommation reflétant les déséquilibres de l’offre et de la demande et les perturbations des marchés j’ai indiqué au début de cette communication la préoccupation du Gouvernement devant la souffrance des familles démunies, et notre ferme volonté de prendre toutes mesures utiles pour protéger le pouvoir d’achat de nos compatriotes ».

Le premier ministre a aussi sa petite idée des manifestations : «  Mais je ne serais pas sincère si je ne vous disais pas également ma préoccupation devant les tentatives de récupération et les manifestations sans discernement organisées ici et là….Tenter de faire une carrière, ou de jouer à la vedette, sur la douleur des populations et sur les malheurs de nos commerçants ne correspond pas à l’idée que le gouvernement se fait de l’engagement public ».

A ces propos du Premier ministre, les réactions des députés de l’opposition Voici la réaction de l’honorable Laurent Bado : «  Les jeunes sont sortis pour dénoncer la vie à deux vitesses : une minorité qui vit dans l’opulence pendant qu’une majorité vit dans la misère ».

Au total, pour Tertius Zongo : « malgré les difficultés, le Burkina est en développement ». Paramanga Ernest Yonli disait : « le Burkina avance n’en déplaise à ceux qui peignent le tableau en noir ».

                                                           Nabi Youssfou

 

 

 

 

 



29/03/2008
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