repères, Il y a des valeurs........

repères, Il y a des valeurs........

Courrier des Citoyens

Courrier des Citoyens

L’actualité politique a été extrêmement riche cette semaine avec le message des Evêques, la naissance du parti de Zéphirin Diabré, la lettre ouverte du CGD aux députés en ce début de session etc.

Le débat sur la modification de l’article 37 est monté d’un cran. Le camp du non a bénéficié d’un soutien de taille, celui de l’Eglise. Cette position n’a pas été du goût du député Mahama Sawadogo qui, dans une déclaration a critiqué vertement les Evêques. Quand ces derniers le liront, ils diront dans le langage religieux que : « c’est une brebis égarée, elle ne sait pas ce qu’elle fait ».

S’il y a bien une personne qui se retrouverait réconfortée dans ces convictions par la déclaration des Evêques, c’est bien le Professeur Loada. Le 10 février dernier, le dialogue démocratique qu’il avait organisé pour faire le point des reformes politiques et institutionnelles proposées par le Collège de sages, avait interpellé les sages. Aussi, a-t-il recommandé la constitution de nouveaux sages pour sauver la République. Le Professeur Loada est au four et au moulin pour que des propositions de révision soient faites pour épargner l’article 37. Une lettre ouverte du CGD a été adressée aux députés en ce début de session pour leur demander de prendre l’engagement de ne pas toucher à l’article 37 pendant leur mandat.

Dans les jours à venir, une proposition de pétition sera faite au peuple burkinabè afin que l’article 37 soit mis dans les clauses non révisables.

Un nouveau parti vient apporter sa contribution à la démocratie et au progrès.

L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) est créée par Zéphirin Diabré. Elle se réclame de l’opposition républicaine, ferme, objective et constructive. Les jours à venir nous fixerons sur les capacités de ce nouveau parti à recevoir les coups. De ce côté-là, ils ont déjà commencé. Notre confrère l’Observateur Paalga a demandé l’avis de certains députés par rapport à ce nouveau parti. Un député du CDP, Jean Léonard Compaoré dit par exemple que : « Zéphirin Diabré a été ministre de l’Economie et des finances. Ce sont eux qui ont envoyé le PAS au Burkina ». Allons comprendre ce que cette observation voudrait déjà dire.

Nous avons fait échos de la grande mobilisation de la Coalition contre la vie chère.

Cette mise en garde est tombée dans l’oreille d’un sourd. En effet, le gouvernement a organisé une conférence de presse le 4 mars dernier pour rejeter l’argument de la double imposition. Il donne ainsi quitus aux collectivités de sévir afin de faire payer aux populations la Taxe de Développement Communal (TDC). L’Association des municipalités du Burkina (AMBF) par la voix de son président, Simon Compaoré a annoncé qu’ils séviront dès le 1er avril 2010 par des contrôles. Certainement, que toutes les forces de sécurité et de défense seront mobilisées pour la battue. Même là encore, nous ne présageons rien quant à la réaction des Burkinabè ce 1er avril.

Notre confrère l’Observateur Paalga rapportait que le maire de Ouagadougou se plaignait sur la Radio Burkina du fait que les Burkinabè sont friands de la bière mais ne veulent pas donner de leur argent pour les communes. Notre confrère a trouvé qu’il manquait d’arguments pour défendre leur TDC. C’est aussi simple. Le maire de Ouagadougou aime faire des descentes dans sa commune, il suffit d’en faire autant pour empêcher les Ouagalais de boire la bière. Dans le cas contraire, qu’il aille fermer la SODIBO et empêcher l’ouverture de BRAFASO. Quand les Ouagalais seront privés de leur bière, il y a de fortes chances qu’ils acceptent payer les taxes. C’est peut-être cela le progrès continu.

La Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) de l’indéboulonnable Salif Kaboré a fini par se convaincre de son impuissance à satisfaire les Burkinabè.

Les délestages leur ont été imposés. Cela fait partie maintenant de leur quotidien. Cette fois, la SONABEL n’a pas jugé nécessaire de donner les programmes de délestages, laissant les Burkinabè dans des probabilités. Ce n’est certainement pas un oubli de leur part. Ils ne veulent pas que les consommateurs se rendent compte de l’ampleur du calvaire qui les attend en cette période. Le mépris constaté à leur endroit fait dire, quand ils lisent les écrits qui parlent de leur « machin », à certains qui ne tardent plus à reprendre l’adage : « le chien aboie la caravane passe ». Ce comportement ne fait que confirmer ce que nous pensons de la gestion de la SONABEL par ses premiers responsables.

Yelkayé



09/03/2010
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 52 autres membres