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Concert des Nations/Le Burkina leader politique est absent à la CAN

Concert des Nations

 

Le Burkina leader politique est absent à la CAN

 

Les sommets des Chefs d’Etat de l’Union Economique et monétaire Ouest-Africaine(UEMOA) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) viennent de se tenir respectivement les 17 et 18 janvier dans notre pays. Deux jours après, la 26 ème coupe d’Afrique des Nations a commencé au Ghana. Des seize équipes présentes, les pays connus et reconnus économiquement et politiquement sont présents : Le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Cameroun, le Maroc, le Sénégal, etc. Le Burkina n’y est pas. Ce n’est qu’une allusion pour montrer les deux leaderships peuvent aller de pair.

 

 

En 2007, le Burkina était encore l’hôte des sommets de l’UEMOA et de la CEDEAO, permettant d’élire le président Blaise Compaoré à la présidence en exercice de ces deux institutions. En 2009, le Burkina organisera les mêmes sommets pour lui permettre au Président de céder son mandat à un de ses homologues.

 

 

Le Président Compaoré est un gagnant

Le Président Blaise Compaoré a été reconduit pour son leadership régional fructueux. En effet, tous les intervenants et les communiqués finaux aux deux sommets lui ont rendus hommage pour sa médiation ou sa facilitation au Togo et en Côte d’Ivoire.

 

Pour le Président malien Amadou Toumani Touré : «  Le Président Compaoré a bien travaillé et travaille bien que nous n’avons pas trouver la nécessité de le remplacer ». Quant au Président Laurent Gbagbo qui avait déjà demandé la reconduction avant le sommet a dit qu’il n’avait pas besoin de changer un partenaire. Le Président ivoirien a réellement intérêt parce que tout a montré que ton homologue tient la clé des accords de paix de Ouagadougou. C’est le suivi de ces accords qui est la principale du Président Compaoré à la tête de la CEDEAO. Aucun président de la région ne souhaiterait hériter de cette patate toujours chaude. Aussi a-t-il réussi à faire accepter le Béninois Abdoulaye Bio-Tchané à la tête de la Banque ouest africaine de développement (BOAD).

Du côté de l’UEMOA, le Président Blaise Compaoré est parvenu à un consensus pour l’élection du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en la personne de Henri Philippe Dacoury Tabley. Cette désignation semblait être le plat de résistance du sommet de Ouagadougou.

Les années 2006-2007 ont permis au Président Compaoré de confirmer son leadership régional. En voici l’hommage que lui rendait son ancien Premier ministre Paramanga Ernest Yonli  le 29 mars 2007 à l’Assemblée nationale : « notre pays a conforté sa position de leadership régional grâce aux qualités exceptionnelles du Président du Faso, son Excellence Monsieur Blaise Compaoré. C’est aujourd’hui un fait incontournable qu’il est une chance pour notre pays, pour notre sous-région et même pour l’Afrique. La communauté internetionale lui est redevable du retour de la paix au Togo à la faveur de l’accord global de Lomé du 30 août 2006 qu’il a parrainé, et aux perspectives nouvelles de solutionnement de la crise ivoirienne, sur la base de l’accord politique de Ouagadougou du 4 mars 2007, négocié et signé sous son égide ». L’élection du Burkina au Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) est à mettre à l’actif du Président Blaise Compaoré.

 

Que gagne les Burkinabè

C’est le Burkina qui est leader régional à travers les actions de son président. En effet il est du devoir du Burkina d’aider les pays voisins à retrouver la paix parce que sa sécurité et son économie en dépendent. De surcroît, les Burkinabè de Côte d’Ivoire ont beaucoup souffert de la crise ivoirienne. Ils sont entrain de retrouver la quiétude avec les accords de Ouagadougou. Pour éviter de tel gâchis dans l’avenir, il suffirait que les pays entraînent de meilleures relations bilatérales. Que certains cessent d’aider les rebelles des autres à faire la guerre.

Nous évoquons plus haut l’organisation pour la deuxième année d’affilé des sommets de la CEDEAO et de l’UEMOA et il faudra organiser un dernier en 2009 avant le Président Compaoré ses présidences en exercice. Que dire des ballets diplomatiques des Ivoiriens ? Les autorités ont une fierté de dire qu’elles ont réussi l’organisation des sommets confirmant l’expertise du Burkina en la matière. En fin de compte quand on sait que les délégations sont nourries et logées grâcement par le Burkina au nom de l’hospitalité. Combien cela coûte aux contribuables burkinabè ? Nous avons l’impression que les autres pays ne se bousculent pour prendre l’organisation des sommets. Pourquoi le font-ils pas ? N’ont-ils pas besoin de lauriers comme le Burkina ?

Sur le plan de l’intérêt du Président Blaise Compaoré sur les questions nationales, nous pouvons dire qu’il n’est pas présent au rendez-vous des réponses à donner au Burkinabè. Nous avons demandé qu’il s’occupe de nous dans une de nos précédentes parutions. Sa présence sur le territoire national est remarquable aux rencontres festives et folkloriques telles que : défilé du 11 décembre, les présentations de vœux, le forum des jeunes, la journée nationale du paysan etc. Son gouvernement dit être impuissant face à la féroce flambée des prix vécue par les Burkinabè. Nous avons des difficultés à comprendre l’efficacité internationale qui contraste avec une inefficacité nationale.

Nous avons l’impression que la réélection du Président Compaoré en novembre de 2005 a été possible sur la base d’un programme et des promesses des actions à mener à l’international. Nous n’avons de cesse de répéter que le Président Compaoré n’a pas intérêt à ce que la crise sociale s’accentue dans notre pays. Tout le monde en parle, tout le monde marmonne. Le gouvernement de Tertius Zongo ne pense qu’à comment prélever les taxes. Une chose qui se répercutera toujours les consommateurs. Ainsi donc, la misère des Burkinabè va en crescendo. Néanmoins pour le moment ça va toujours. Les travailleurs ont leur salaire même si leur pouvoir d’achat est faible, le reste des Burkinabè se débrouille.

C’est le baromètre de l’assurance du gouvernement. Il n’a peut-être pas tort.

Nabi Youssfou



28/01/2008
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