repères, Il y a des valeurs........

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Chef de file de l’opposition/Me Sankara prend contact avec ses collaborateurs

Chef de file de l’opposition

 

Me Sankara prend contact avec ses collaborateurs

 

Le nouveau Chef de file de l’opposition politique, Maître Bénéwendé Stanislas Sankara a pris contact le 8 octobre dernier avec les premiers responsables des partis politiques qui se réclament de l’opposition. Désigné le 23 septembre dernier, il ne semble pas perdre du temps pour établir le contact avec ses futurs collaborateurs. Etaient présents à cette rencontre, les figures telles que : Issa Tiendrébéogo du GDP, Youssouf Sambo Ba du PDS, Etienne Traoré de Burkina Metba, Emile Paré du MPS/PF, Jeanne Traoré du PAREN, François Kaboré du PDP/PS. Les grands absents étaient : Hermann Yaméogo de l’UNDD, Norbert Tiendrébéogo du FFS, Djézouma Sanou de l’UDPS, Philippe Ouédraogo du PAI. Certains se sont fait représentés.

 

Dans son mot introductif, Me Sankara a exhorté les leaders des partis politiques à la lecture de la nouvelle loi sur le statut de l’opposition afin qu’ils puissent se mettre au même niveau d’information et de compréhension. Il a ajouté que : «  malgré le fait que cette loi ne soit pas parfaite, elle a aujourd’hui l’avantage d’apporter une définition claire d’un parti de l’opposition ». Maître Sankara entend faire un recensement des partis de l’opposition. L’innovation qu’il entend apporter est de faire remplir une fiche par chaque parti se réclamant de l’opposition.

Cette rencontre d’information a pris des allures d’une conférence de presse. Les journalistes ont échangé avec leur interlocuteur sur des questions relatives à la stratégie d’unité de l’opposition, aux privilèges du Chef de file de l’opposition, aux préparatifs des échéances électorales, etc.

Quant à l’unité de l’opposition, Me Sankara dit placer cette question au centre de ses préoccupations. Pour lui l’opposition n’a qu’un seul impératif : «  s’unir ou périr ». Il s’est même posé la question : «  Pourquoi des leaders politiques qui ont mené des batailles à travers la Coordination des forces démocratiques (CFD), le Groupe du 14 février ne peuvent-ils pas s’unir autour d’une plate-forme commune ? La balle est dans le camp des partis politiques. Je travaillerai avec ceux qui veulent qu’on avance ».

Maître Sankara dit être rassuré par la mobilisation et la présence des leaders politiques de l’opposition vraie à la rencontre. Aussi a-t-il reconnu qu’ « il n’était pas facile d’être de l’opposition. Quelqu’un disait qu’il fallait même être fou. Le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison. Certains ne peuvent pas renoncer à leurs privilèges et appartenir à l’opposition. C’est douloureux ».

En abordant la question des privilèges liés à son rang, Me Sankara a dit qu’il n’a pas encore discuté avec le bureau de l’Assemblée nationale qui est chargé de définir ses avantages. Il a ajouté qu’au-delà des avantages, c’est l’accomplissement de sa mission qui lui paraît primordial.

Pour les préparatifs des futures élections, Me Sankara dit avoir pris conscience des enjeux. Il a dénoncé l’attitude de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI): «  La CENI est en train de foutre la merde dans la mise en place de ses démembrements à l’étranger. Des gens ont été désignés sans avoir  reçu de mandats de la part des structures qu’ils disent représenter ». Il a fustigé le refus du gouvernement d’introduire des cartes biométriques dans les élections au Burkina. Pour Me Sankara : « c’est une injure au peuple burkinabè quand le gouvernement dit que nous ne pouvons pas les obtenir. Pendant ce moment, le Président Blaise Compaoré, facilitateur des crises ivoirienne et togolaise, a permis d’introduire ces cartes biométriques ».

En guise d’appel à tous les Burkinabè, il a dit : « La question  de la démocratie burkinabè devrait concerner tout le monde. L’opposition seule ne saurait être la seule à s’en occuper ou à se préoccuper »

Le Chef de file de l’opposition n’exclut pas la mise en place d’un cabinet ministériel qui pourrait être une innovation dans le contexte burkinabè.

Nabi Youssfou



13/10/2009
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